Aller au contenu

SysRq (touche magique du noyau)

SysRq (en anglais Magic SysRq key) : mécanisme du noyau Linux qui exécute des actions de dernier recours (synchroniser les disques, remonter en lecture seule, tuer les processus, redémarrer) sur une combinaison de touches ou par écriture dans /proc/sysrq-trigger.

Chaque action a sa lettre : s synchronise, u remonte tout en lecture seule, b redémarre immédiatement, e et i envoient SIGTERM puis SIGKILL à tous les processus. L'exemple type est un shell obtenu par init=/bin/bash, où systemd ne tourne pas : sync, mount -o remount,ro /, puis echo b > /proc/sysrq-trigger, car b redémarre sans rien écrire. Le paramètre kernel.sysrq, un masque de bits, règle ce qui est permis depuis le clavier ; Ubuntu le fixe à 176 (synchronisation, remontage en lecture seule, redémarrage). L'écriture dans /proc/sysrq-trigger par root reste toujours permise, quel que soit ce réglage.

Côté sécurité, les combinaisons SysRq donnent à qui tient la console de quoi arrêter ou redémarrer la machine ; le guide de l'ANSSI propose kernel.sysrq = 0. Sur une instance cloud, seule la console série y donne accès, et la couper retire aussi un outil de dépannage : un arbitrage à documenter.

Dans les cours

Voir aussi