Kernel panic (panique du noyau)
Kernel panic (panique du noyau) : arrêt volontaire du noyau Linux lorsqu'il détecte une erreur dont il ne sait pas se remettre sans risquer de corrompre les données. Il affiche sur la console un message Kernel panic - not syncing: ... suivi de la raison, puis cesse de fonctionner ; « not syncing » signifie que les tampons en attente ne sont pas écrits sur le disque.
Causes fréquentes au démarrage : VFS: Unable to mount root fs on unknown-block(0,0) (aucun périphérique racine, typiquement un initramfs absent ou incomplet après une mise à jour du noyau) et Attempted to kill init! (le PID 1 s'est terminé, par exemple un exit dans un shell lancé avec init=/bin/bash). En marche, un oops (erreur du noyau dont il essaie de se remettre) devient une panique si kernel.panic_on_oops = 1. Le remède le plus rapide pour une panique au démarrage est de choisir l'ancien noyau dans le sous-menu « Advanced options » de GRUB.
Par défaut, kernel.panic vaut 0 : la machine reste figée indéfiniment. Sur un serveur derrière un répartiteur, panic=10 sur la ligne de commande du noyau (ou kernel.panic = 10 en sysctl) la fait redémarrer dix secondes plus tard. Le prix : la trace n'est visible que sur la console série au moment des faits, ou dans le journal si elle a eu le temps d'y être écrite, et une panique en boucle peut passer inaperçue sans surveillance des redémarrages (journalctl --list-boots).
Dans les cours
- Linux : administration système, leçon 5 : Dépanner un serveur qui ne démarre plus
- Linux : administration système, leçon 2 : Le démarrage, du firmware à systemd
- Linux : administration système, leçon 3 : Le noyau : modules et paramètres